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De quoi parle-t-on ?

La dénutrition est une maladie qui survient lorsque les apports caloriques ne suffisent plus à maintenir les dépenses énergétiques de l’organisme. 

Cela survient lorsque les apports alimentaires sont diminués pour différentes raisons (mauvais état bucco-dentaire, anorexie, perte d’appétit liée à une maladie, troubles de la déglutition) ou lorsque les besoins énergétiques de l’organisme sont plus importants à un moment donné (souvent liés  à une maladie, cancer, infection, maladie inflammatoire chronique, intervention chirurgicale…).

La dénutrition peut passer inaperçue mais va provoquer : 

  • une altération des capacités physiques (faiblesse musculaire, fatigue),
  • une altération des capacités de défense de l’organisme (risque d’infection et diminution de l’efficacité des traitements)
  • une fragilité cutanée avec apparition d’escarres.

Une proportion importante de patients hospitalisés est victime de dénutrition, retardant la guérison et prolongeant la durée d’hospitalisation. La dénutrition altère la qualité de vie des personnes qui en sont atteintes.

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Comment la diagnostiquer ? 

Il n’existe pas de méthode simple pour diagnostiquer la dénutrition. Cela dépendra de différents facteurs. En effet la dénutrition pourra être dépistée par différents moyen et cela en fonction de l’ âge :

  • une perte de poids involontaire (plus de 5 % du poids en 1 mois ou 10% en 6 mois)
  • un Indice de Masse Corporel (Calcul du poids en kg sur la taille multiplié par la taille en mètre) de moins de 21 pour la personne âgée de plus de 70 ans ou moins de 17 pour l’adulte
  • un taux de protéine dans le sang (appelé albumine et préalbumine) diminué …

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Comment la prendre en charge ?

Dans tous les cas, une fois la dénutrition diagnostiquée, cela nécessite un avis spécialisé.

Au centre hospitalier d’Arras, une équipe de diététiciennes permet un dépistage des patients hospitalisés avec un recours au médecin nutritionniste au cas par cas, par exemple en cas de prise en charge plus complexe par nutrition artificielle.

Pour les personnes non hospitalisées, une consultation avec le médecin nutritionniste est possible, ce qui permettra d’orienter la prise en charge :

  • vers une simple surveillance
  • vers un bilan complet en hospitalisation de journée qui débouche sur un traitement spécialisé

Un suivi de patients dépendants d’une nutrition artificielle est également proposé.